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Alexandre Devecchio : origine, vie privée, salaire, parcours…

Un gamin d’Épinay-sur-Seine devenu la plume la plus influente du Figaro. Le parcours d’Alexandre Devecchio ressemble à une provocation permanente envers ceux qui pensent que les idées de droite ne peuvent naître que dans les beaux quartiers. Lui-même le revendique sans détour : il est ce « petit Blanc de banlieue » qui a grandi entre les vendeurs de vêtements du marché et les tensions identitaires d’une Seine-Saint-Denis en pleine mutation. Comment ce fils d’immigrés italiens et portugais a-t-il fini par façonner le débat d’idées à droite, au point de devenir une référence pour toute une génération de journalistes conservateurs ? Nous allons revenir sur ses origines, sa vie privée, son parcours professionnel et son salaire, sans éluder les zones d’ombre qui entourent encore certains aspects de sa trajectoire.

Qui est Alexandre Devecchio, ce fils de banlieue devenu éditorialiste

Né en 1986 à Épinay-sur-Seine, Alexandre Devecchio est le fils de vendeurs de vêtements d’origine italienne et portugaise. Rien, dans ce point de départ, ne laissait présager qu’il deviendrait un jour rédacteur en chef des pages Débats du Figaro, l’un des postes les plus symboliques de la presse conservatrice française.

Ce contraste entre son enfance populaire et sa position actuelle donne à son parcours une saveur particulière. Nous trouvons ce profil rafraîchissant dans un microcosme médiatique souvent accusé d’entre soi : peu de journalistes de droite peuvent se targuer d’avoir grandi dans les mêmes rues que ceux dont ils commentent aujourd’hui les difficultés.

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Une enfance à Épinay-sur-Seine, racine d’un discours singulier

Ses parents tenaient un stand de vêtements sur les marchés de la région. Alexandre Devecchio a grandi à Saint-Denis, dans un environnement où les tensions identitaires n’étaient pas des concepts abstraits mais un vécu quotidien. Il raconte notamment avoir été violemment agressé au lycée, un épisode qu’il détaille dans son livre Nous vivions côte à côte, paru chez Fayard en 2026.

Cette expérience directe de la banlieue, loin des salles de rédaction parisiennes, irrigue encore aujourd’hui son positionnement éditorial. C’est là, selon nous, l’élément qui distingue vraiment Devecchio de ses confrères : il ne théorise pas l’immigration ou l’islamisation des quartiers depuis un bureau, il les a vues se dérouler sous ses yeux, au moment des attentats du 11 septembre alors qu’il était encore lycéen.

Des études chaotiques à l’entrée au journalisme

Son parcours académique n’a rien d’un sans-faute. Alexandre Devecchio entame des études d’histoire à Paris VIII sans grande conviction, avant d’échouer au concours de la Fémis. Ce sont finalement les dispositifs d’égalité des chances qui lui ouvrent les portes du Centre de formation des journalistes, le CFJ, véritable tremplin vers sa carrière.

Ce détour, loin d’être un handicap, ressemble davantage à une revanche sociale assumée. Nous y voyons la preuve que les voies royales ne sont pas les seules à mener vers les rédactions les plus influentes du pays.

Le parcours professionnel, d’Atlantico au Figaro

Après des passages remarqués à Marianne, Libération et un stage au Point, Alexandre Devecchio prend la tête du service politique d’Atlantico entre 2012 et 2014. C’est un tournant : il rejoint ensuite le Figaro Vox, qu’il contribue à cofonder aux côtés de Vincent Trémolet de Villers, avant de devenir en 2023 rédacteur en chef des pages Débats du quotidien.

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Son ascension ne s’arrête pas là. Il anime aussi une émission sur France Inter, puis se lance sur Radio Classique et Sud Radio, où il traite de sujets aussi variés que l’immigration, l’écologie ou la sécurité. Ce tableau résume les grandes étapes de sa carrière.

AnnéeMédiaFonction
2012-2014AtlanticoChef du service politique
Dès 2014Le Figaro VoxJournaliste puis animateur des pages Débats
2021France InterÉditorialiste (« En toute subjectivité »)
Depuis 2023Le FigaroRédacteur en chef des pages Débats
Depuis 2023Radio Classique / Sud RadioAnimateur d’émission (« En toute vérité »)

Sa présence sur les plateaux, entre CNews et LCI

Alexandre Devecchio n’est pas seulement un homme de plume. Il a assuré le remplacement estival d’Éric Zemmour à la tête de « Face à l’Info » en 2021, un signal fort dans l’écosystème médiatique conservateur. Sur LCI, ses échanges avec Raphaël Enthoven ont souvent tourné au duel d’idées, chacun défendant une vision opposée du débat public.

Cette exposition médiatique multiplie ses sources de revenus, entre le fixe au Figaro et les cachets liés aux passages télé ou radio. Reste une question que beaucoup se posent sans jamais trouver de réponse claire : combien gagne-t-il réellement ?

Le salaire d’Alexandre Devecchio, une zone grise assumée

Aucune source fiable ne communique de chiffre précis sur la rémunération d’Alexandre Devecchio, ni au Figaro, ni pour ses interventions télévisées ou radiophoniques. Cette opacité n’a rien d’exceptionnel : les salaires des journalistes français, même les plus visibles, restent presque toujours confidentiels, protégés par des clauses contractuelles strictes.

Nous pouvons néanmoins avancer un ordre d’idée réaliste. Un rédacteur en chef adjoint dans un grand quotidien national, cumulé avec des piges télévisées et une émission de radio hebdomadaire, se situe généralement dans une fourchette confortable, sans doute au-delà de la moyenne des journalistes français. La plupart des articles consacrés à Devecchio évitent totalement cette question, faute de données vérifiables. Nous préférons poser un cadre honnête plutôt que d’avancer un montant inventé.

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Vie privée : ce que l’on sait vraiment

Sur le plan personnel, Alexandre Devecchio reste discret. On sait qu’il a été en couple entre 2016 et 2019 avec Noémie Halioua, journaliste à Actualité Juive et correspondante à Paris pour la chaîne i24News. Depuis, il ne communique plus sur sa situation sentimentale.

Cette réserve tranche avec l’exposition médiatique qu’il assume par ailleurs sur les plateaux. Un choix cohérent, à nos yeux, pour un homme qui préfère être jugé sur ses idées plutôt que sur sa vie intime.

Ses livres, miroirs de son engagement

Trois ouvrages jalonnent sa carrière et dessinent l’évolution de sa pensée. On y trouve Les Nouveaux Enfants du siècle paru en 2016 chez Le Cerf, une enquête sur une jeunesse fracturée entre djihadistes, identitaires et réacs, puis Recomposition en 2021, consacré à l’émergence du nouveau monde populiste, et enfin Nous vivions côte à côte, publié chez Fayard en 2026, un récit personnel sur son enfance en banlieue.

Ce dernier livre change la donne pour qui veut vraiment comprendre l’homme derrière l’éditorialiste. Il ne s’agit plus d’un essai distancié mais d’une confession, celle d’un adieu à une banlieue qu’il estime aujourd’hui perdue. C’est, selon nous, la clé de lecture indispensable pour saisir la cohérence entre son vécu et ses prises de position actuelles.

Sa proximité avec Jordan Bardella, un symbole révélateur

Le lien entre les deux hommes n’a rien d’anecdotique. Alexandre Devecchio a fréquenté, à dix ans d’intervalle, le même collège privé de Saint-Denis que Jordan Bardella, un établissement alors majoritairement de culture chrétienne devenu depuis, selon ses propres mots, majoritairement musulman. Les deux hommes partagent aussi des origines italiennes et un constat commun sur les mutations des classes populaires face à l’immigration.

Cette proximité biographique, révélée notamment par L’Express, dépasse la simple coïncidence géographique. Elle raconte, en creux, la trajectoire d’une génération née dans les mêmes quartiers et qui a fini par occuper des postes clés dans le débat public français. Devecchio n’est pas seulement un éditorialiste parmi d’autres : il est le symptôme d’une France qui, faute de porte-voix issus de ses banlieues, a fini par les inventer elle-même.

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