« Le changement c’est maintenant » ou l’art de détruire un pays en 5 ans
Vous souvenez-vous de cette promesse lumineuse de mai 2012 ? François Hollande, candidat du renouveau, brandissait son slogan « Le changement c’est maintenant » comme un étendard de l’espoir. Les Français, lassés du quinquennat précédent, ont cru à cette réinvention promise. Cinq années plus tard, nous mesurons l’ampleur du désastre. Entre promesses brisées et politiques désastreuses, ce quinquennat restera gravé dans les annales comme l’un des plus destructeurs de notre histoire récente. Décortiquons méthodiquement cette longue descente aux enfers.
Un naufrage économique programmé
L’économie française sous François Hollande ressemble à un navire pris dans la tempête sans capitaine. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la croissance française s’est établie à 1,1% en moyenne sur le quinquennat, contre 1,7% pour la zone euro. Cette performance médiocre place la France au 16e rang sur 19 pays européens en 2017, un classement inférieur à celui de 2012 où l’Hexagone occupait la 9e position. L’écart de compétitivité s’est creusé de manière dramatique avec nos partenaires européens.
Le Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (CICE), mesure phare du quinquennat, illustre parfaitement cette gabegie. Avec un coût colossal de 88,9 milliards d’euros entre 2013 et 2017, ce dispositif n’a généré que 100 000 emplois au mieux, soit un coût astronomique de 889 000 euros par emploi créé ou sauvegardé. Les entreprises ont majoritairement utilisé ces fonds pour augmenter leurs marges ou verser davantage de dividendes plutôt que d’investir ou d’embaucher.
Le déficit commercial français s’est aggravé, passant à 43,7 milliards d’euros en produits manufacturés en 2016. L’industrie française, déjà mal en point, n’a bénéficié que de 20% des montants du CICE, soit autant que le secteur du commerce. Cette répartition aberrante démontre l’inefficacité totale d’une politique économique censée redresser notre compétitivité industrielle.
La spirale infernale de la dette publique
François Hollande avait promis en septembre 2012 qu’il n’y aurait « pas un euro de plus de dette » à la fin de son quinquennat. Cette promesse solennelle s’est transformée en l’un des mensonges les plus flagrants de la Ve République. La dette publique française est passée de 89,5% du PIB fin 2012 à 96,1% fin 2016, soit une augmentation de 230 milliards d’euros en valeur absolue.
Les objectifs initiaux prévoyaient une réduction de la dette à 80,2% du PIB en 2017. La réalité s’avère diamétralement opposée avec une trajectoire en hausse constante : 90,2% en 2012, 93,5% en 2013, 95,3% en 2014, 96,1% en 2015. Cette dérive budgétaire place la France dans une situation périlleuse pour les générations futures, hypothéquant durablement les marges de manœuvre de l’État.
| Année | Dette réelle (% PIB) | Objectif initial (% PIB) | Écart |
|---|---|---|---|
| 2012 | 89,5% | 89,5% | 0 |
| 2013 | 93,5% | 87,2% | +6,3 pts |
| 2014 | 95,3% | 84,9% | +10,4 pts |
| 2015 | 96,1% | 82,6% | +13,5 pts |
| 2016 | 96,1% | 80,2% | +15,9 pts |
Le fiasco du chômage : une promesse brisée
L’« inversion de la courbe du chômage » promise pour la fin 2013 restera comme l’une des prophéties les plus ridicules de ce quinquennat. Loin de diminuer, le nombre de chômeurs de catégorie A a explosé de 585 000 personnes entre mai 2012 et mars 2017. Cette augmentation massive porte le total à plus de 3,5 millions de demandeurs d’emploi sans activité, un record historique.
Les dispositifs coûteux mis en place se sont révélés d’une inefficacité consternante. Les emplois d’avenir, les contrats de génération, le pacte de responsabilité : autant de mesures dispendieuses qui n’ont pas empêché la dégradation continue du marché du travail. Le taux de chômage s’est maintenu au-dessus de 10% pendant une grande partie du quinquennat, démontrant l’impuissance totale de l’exécutif face à ce fléau.
Si l’on compare aux chiffres de Nicolas Sarkozy, François Hollande avait tenté un tour de passe-passe statistique en évoquant 600 000 chômeurs supplémentaires contre un million sous son prédécesseur. Mensonge éhonté : ces 600 000 ne concernaient que la catégorie A, alors que toutes catégories confondues, le bilan Hollande atteint 1,095 million de chômeurs supplémentaires, soit quasiment autant qu’en période de crise financière.
Sécurité : quand l’État abdique face au terrorisme
Le quinquennat Hollande restera marqué à jamais par une série d’attentats sans précédent sur le sol français. Cette escalade terroriste révèle les défaillances criantes de notre système sécuritaire et l’impréparation totale de l’État face à la menace islamiste. Jamais la France n’avait connu une telle hémorragie en temps de paix.
Les attaques se succèdent dans une chronologie macabre qui témoigne de l’effondrement de notre sécurité intérieure. L’attentat contre Charlie Hebdo le 7 janvier 2015 fait 12 morts et constitue le premier avertissement d’une série tragique. Quelques mois plus tard, le 13 novembre 2015, les attentats du Bataclan et des terrasses parisiennes provoquent un carnage : 130 morts et 413 blessés hospitalisés. L’attentat de Nice le 14 juillet 2016 ajoute 86 victimes supplémentaires à ce bilan effroyable.
Les principales attaques terroristes sous François Hollande révèlent l’ampleur du désastre sécuritaire :
- 7 janvier 2015 : Attentat contre Charlie Hebdo (12 morts)
- 9 janvier 2015 : Prise d’otages à l’Hyper Cacher (4 morts)
- 13 novembre 2015 : Attentats du Bataclan et des terrasses (130 morts, 413 blessés)
- 14 juillet 2016 : Attentat du camion à Nice (86 morts, plus de 400 blessés)
- 26 juillet 2016 : Assassinat du père Hamel à Saint-Étienne-du-Rouvray
L’état d’urgence permanent, instauré après les attentats de novembre 2015, symbolise l’aveu d’impuissance de l’État. Les dysfonctionnements entre services de renseignement, les failles dans le suivi des individus fichés S, les défaillances dans la protection des événements publics : tout concourt à dresser le portrait d’un système sécuritaire débordé et inefficace.
Immigration : un laxisme assumé
Sous François Hollande, la France a connu une augmentation massive des flux migratoires légaux. Le nombre de titres de séjour délivrés est passé de 193 000 en 2012 à près de 250 000 annuellement, marquant une rupture nette avec les quinquennats précédents. Cette progression de près de 30% en cinq ans témoigne d’une politique migratoire délibérément laxiste.
La crise migratoire de 2015 révèle l’incohérence totale de la position française. Après avoir initialement refusé tout système de quotas européens – « pas question qu’il y ait des quotas » déclarait Hollande en mai 2015 -, le président français opère un revirement complet en septembre en acceptant le principe de « quotas contraignants » avec Angela Merkel. Cette volte-face illustre parfaitement l’absence de ligne directrice cohérente.
La politique du « cas par cas » prônée pour les régularisations d’immigrés en situation irrégulière s’est transformée en véritable passoire. Les préfectures, encouragées par des circulaires ministérielles complaisantes, ont multiplié les régularisations au nom d’un humanitarisme de façade qui masquait mal l’absence totale de fermeté dans l’application du droit.
Le matraquage fiscal : 44 milliards de ponction supplémentaire
Le « ras-le-bol fiscal », expression devenue célèbre de Pierre Moscovici lui-même, symbolise parfaitement la politique de ponction massive menée durant ce quinquennat. François Hollande aura augmenté les prélèvements obligatoires de plus de 30 milliards d’euros, portant le taux français à 44,5% du PIB, un record européen derrière le seul Danemark.
Cette hausse colossale des impôts – 22 milliards d’euros en 2012 et 24 milliards en 2013 – a littéralement assommé les classes moyennes et les entrepreneurs. Le rétablissement de l’ISF, supprimé par Nicolas Sarkozy, l’alignement de la fiscalité du capital sur celle du travail, la création de tranches supplémentaires d’impôt sur le revenu : autant de mesures punitives qui ont découragé l’investissement et la création de richesse.
Cette politique fiscale confiscatoire explique largement l’atonie de la consommation des ménages et le manque de dynamisme économique. Quand l’État prélève près de la moitié de la richesse nationale, il ne faut pas s’étonner que l’économie privée suffoque et que l’innovation périclite. La France est devenue un repoussoir fiscal pour les investisseurs et les talents.
Compétitivité : l’industrie française sacrifiée
La désindustrialisation française s’est accélérée de manière dramatique sous François Hollande. Alors que la production industrielle progressait de 3,6% dans la zone euro, la France stagnait péniblement avec une croissance de seulement 0,5% sur la même période. Cet écart de compétitivité de plus de 3 points illustre le décrochage industriel français.
Le déficit commercial manufacturier s’est creusé de 6,3 milliards d’euros supplémentaires, témoignant de la perte constante de parts de marché de nos entreprises. Nos principaux concurrents – Allemagne, Italie, Espagne – ont su tirer parti de la reprise européenne quand la France s’enfonçait dans la médiocrité. Cette contre-performance résulte directement des choix économiques désastreux de l’exécutif.
L’industrie automobile, fleuron de notre économie, a particulièrement souffert de cette politique anti-business. PSA et Renault ont multiplié les plans de licenciements et les fermetures d’usines. Les équipementiers français ont perdu des marchés au profit de leurs concurrents européens. Cette hémorragie industrielle prive la France de son potentiel d’exportation et détruit des milliers d’emplois qualifiés.
L’Europe des migrations : complice de l’effondrement
François Hollande porte une lourde responsabilité dans la gestion catastrophique de la crise migratoire européenne de 2015. En acceptant finalement le système de quotas obligatoires après l’avoir initialement refusé, il a contribué à institutionnaliser l’invasion migratoire que subit notre continent. Cette capitulation face à l’idéologie des frontières ouvertes aura des conséquences dramatiques pour la France.
Le mécanisme de relocalisation de 40 000 puis 120 000 demandeurs d’asile, soutenu par la France, s’est transformé en pompe aspirante pour des centaines de milliers de migrants économiques. La route des Balkans, ouverte par cette politique irresponsable, a drainé vers l’Europe occidentale des flux migratoires incontrôlés qui déstabilisent durablement nos sociétés.
Les conséquences sécuritaires de cette politique se mesurent concrètement : plusieurs des terroristes des attentats de 2015 et 2016 ont exploité les failles du système d’asile européen pour pénétrer sur le territoire français. En ouvrant grand les portes de l’Europe, François Hollande a facilité l’infiltration de réseaux terroristes qui ont ensanglanté notre pays.
Le bilan de François Hollande se solde par un naufrage complet sur tous les fronts. Économie dévastée, sécurité défaillante, finances publiques ruinées, industrie sinistrée : aucun secteur n’échappe à ce désastre organisé. Ce quinquennat aura durablement affaibli la France, hypothéqué son avenir et détruit la confiance de nos concitoyens dans l’action publique. Les stigmates de cette présidence calamiteuse marqueront notre pays pendant des décennies. Jamais un dirigeant n’aura autant promis et si peu tenu, transformant l’espoir en amertume et le changement promis en régression généralisée.












































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