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Laurent Tessier : biographie, carrière, opinion…

Il est 6h15. La radio s’allume, le café coule, et une voix tranche déjà sur l’actualité du jour, sans préambule ni précaution. Vous la connaissez peut-être par cœur. Mais savez-vous à qui elle appartient, et pourquoi elle revient chaque matin ?

On entend Laurent Tessier tous les jours, pourtant on sait peu de choses sur lui. Nous répondons d’abord à la question « qui est-il ». Nous allons ensuite plus loin, là où la plupart des fiches s’arrêtent.

Qui est Laurent Tessier, l’éditorialiste d’Europe 1 et CNews

Laurent Tessier est journaliste et éditorialiste. Il est rédacteur en chef de l’émission « Pascal Praud et vous » sur Europe 1 et signe chaque jour L’Édito, d’abord sur Europe 1 puis sur CNews. Selon ses propres profils publics, il intervient à 6h15 et 7h20 sur Europe 1, puis à 8h40 sur CNews.

Son rendez-vous radio vit dans la matinale « Europe 1 Bonjour ». Il y fait le débrief de l’émission de Pascal Praud diffusée la veille et annonce les sujets sur lesquels les auditeurs pourront réagir en direct dans la journée. Les créneaux ont bougé d’une saison à l’autre, alors nous vous conseillons de vérifier la grille du jour avant de caler votre réveil.

ÉlémentDétail
FonctionRédacteur en chef de « Pascal Praud et vous » et éditorialiste
Médias actuelsEurope 1 et CNews
Rendez-vous radioL’Édito dans « Europe 1 Bonjour » (créneaux annoncés autour de 6h15 et 7h20)
Rendez-vous téléL’Édito dans « Les éditos » sur CNews, vers 8h40
Ancien médiaRTL

Reste un point à clarifier avant d’aller plus loin : sur internet, ce nom prête à confusion.

Ne pas le confondre avec ses homonymes

Tapez son nom dans un moteur de recherche et vous tomberez sur plusieurs personnes. Les confusions sont fréquentes, y compris dans des articles qui mélangent sans le vouloir leurs parcours. Nous préférons trancher tout de suite.

Voir :  Qui est Charles Alloncle ? Biographie et parcours politique

Voici les repères qui permettent de ne pas se tromper :

  • Le journaliste : voix d’Europe 1 et de CNews, rédacteur en chef de « Pascal Praud et vous ». C’est le sujet de cet article.
  • Le sociologue : professeur à l’Institut catholique de Paris, spécialiste de l’éducation au numérique et des innovations éducatives.
  • Le cycliste : un Canadien né à Montréal en 1927 et mort en 2012, qui a participé aux Jeux olympiques.
  • Le docteur en histoire : titulaire d’un doctorat en histoire des religions (EPHE-PSL et Université de Montréal), qui travaille notamment sur le sionisme chrétien.

Un dernier piège tient à l’orthographe. « Laurent Thessier », avec un h, désigne un autre journaliste, ancien chroniqueur musical dans les émissions de Thierry Ardisson. Ce n’est pas la même personne.

Son parcours avant le micro d’Europe 1

Voilà où l’on touche une limite. Son état civil, sa date de naissance et sa formation ne figurent dans aucune source fiable que nous ayons pu consulter, et nous ne comblerons pas ces trous avec des suppositions. Les fiches qui affichent un âge ou un diplôme précis le font souvent sans preuve.

Ce qui est établi, c’est son passage par RTL, où il travaillait dans l’équipe de Pascal Praud. Son départ a été annoncé pour la fin de la saison 2022-2023, et beaucoup ont alors cru qu’il suivrait Pascal Praud chez Europe 1 dès la rentrée. Il n’en a rien été : après environ six mois loin du micro, il est bien arrivé sur Europe 1, dans la même équipe.

Ce trajet dit quelque chose. Quand il a quitté RTL, il n’avait pas de point de chute immédiat, et il a accepté de rester silencieux quelque temps. Reste à voir ce que cette fidélité à une équipe change dans son travail quotidien.

Le rôle de rédacteur en chef dans l’ombre de Pascal Praud

On voit l’animateur, on entend l’éditorialiste, mais le rédacteur en chef travaille dans la coulisse. C’est lui qui pèse sur le choix des sujets, sur l’angle retenu, sur les invités qui viendront défendre une idée ou la contredire. Un auditeur ne le remarque jamais, et pourtant il entend le résultat de ces arbitrages tous les jours.

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Chez Laurent Tessier, ce rôle a un effet très concret : son édito du matin reprend ce qui a marqué l’émission de la veille. Il fait donc le lien entre deux journées d’antenne, ce qui donne à l’ensemble une vraie continuité. À nos yeux, c’est une fonction sous-estimée du paysage médiatique, car elle fabrique l’ordre du jour de millions d’oreilles sans jamais se mettre en avant.

Comment fonctionne son édito du matin

L’Édito dure quelques minutes, parfois à peine plus de quatre sur l’antenne d’Europe 1. La construction est simple : une accroche qui pose une scène ou une citation, un angle net, puis une chute qui assume une position. Le ton est celui d’un coup de gueule maîtrisé, pas d’une analyse de laboratoire.

Les exemples de cette semaine donnent le ton. Le 16 octobre, il revenait sur la sortie de Guillaume Faury, président exécutif d’Airbus, qui évoquait un « parcours du combattant » pour investir en France. Le 15 octobre, il s’attaquait à l’explosion de la dette française sous l’angle de neuf années de fausses promesses. Le 19 octobre, il qualifiait la politique d’Emmanuel Macron de chaos, et le 20, il demandait où étaient passés les artistes face aux violences.

Ce format fonctionne parce qu’il s’adapte à l’écoute : une idée, une image, une conclusion qu’on retient. Sa force, c’est aussi son risque, car quand on parle si court, on simplifie. Nous y reviendrons dans la partie suivante.

Ses opinions et ses prises de position

Un éditorialiste ne se cache pas derrière les faits. Les thèmes qui reviennent dans ses éditos récents forment une ligne assez lisible. Voici ceux que nous avons relevés :

  • La politique nationale : critique de l’action d’Emmanuel Macron et de la gestion de la dette.
  • L’économie : difficultés des entreprises et de l’investissement en France.
  • Les médias : le 14 octobre, il dénonçait un espace médiatique qui penche très à gauche.
  • Sécurité, immigration et identité : le 21 octobre, il posait la question d’un lien entre immigration et violences, en parlant de « question interdite ».
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Nous séparons les faits de notre lecture. Les faits : ces sujets, ces dates, ces formulations. Notre avis : cette ligne est assumée, constante, et ne prétend jamais à la neutralité. C’est à la fois sa cohérence et ce qui le rend si clivant.

Sa vie privée : ce que l’on sait vraiment

Les moteurs de recherche promettent l’âge, la compagne, les enfants, parfois la ville. Nous avons cherché, et presque rien ne tient la route. Aucune interview, aucun portrait de presse ni aucun profil officiel ne détaille sa vie sentimentale ou familiale.

Un seul élément est établi, et il vient de lui. Le 5 juin 2026, en évoquant l’enlèvement de la petite Liana et les plaintes qui visaient le principal suspect, il a glissé à l’antenne qu’il parlait « en tant que père de famille ». On sait donc qu’il a des enfants, sans en savoir davantage, et c’est visiblement voulu.

Méfiez-vous des fiches qui annoncent une épouse, un âge ou un lieu de résidence. Elles confondent souvent notre journaliste avec ses homonymes ou recopient des informations invérifiables. Nous préférons une zone blanche assumée à une biographie truquée. Un éditorialiste qui donne son avis chaque matin a le droit de garder le reste pour lui.

Pourquoi il divise : ce que disent ses auditeurs et ses détracteurs

Ses partisans apprécient une voix franche, qui dit tout haut ce qu’ils pensent tout bas. Le podcast de l’Édito affiche d’ailleurs une note de 5 sur 5 sur Apple Podcasts, même si elle repose sur seulement 14 avis. Pour eux, une matinale qui ose trancher vaut mieux qu’un flot de précautions oratoires.

Ses détracteurs voient les choses autrement. Ils reprochent à ce type de chronique de choisir ses sujets pour conforter un camp, de réduire des questions complexes à une formule, et d’appartenir à un ensemble médiatique très marqué à droite. Nous avons trouvé peu de critiques de presse consacrées à lui personnellement : les attaques visent le plus souvent la ligne des antennes qui l’emploient.

Notre avis, sans détour : on peut contester ses conclusions et reconnaître son efficacité. Une voix qui dérange est une voix qu’on écoute, et la radio du matin n’a jamais vécu de consensus mou.

Où l’écouter et le suivre

Pour ne rien manquer, plusieurs options s’offrent à vous. Les horaires ont évolué selon les saisons : un créneau de 7h23 à 7h27 figure sur la page de l’émission, tandis que ses profils sociaux annoncent 6h15 et 7h20. Contrôlez la grille du jour.

SupportCréneauLien
Europe 1 (radio)Matinale « Europe 1 Bonjour », vers 6h15 et 7h20Page de l’émission
CNews (télé)Environ 8h40, dans « Les éditos »CNews
PodcastChaque matin, en réécouteApple Podcasts
Réseau socialPublications régulièresCompte X

Que vous l’aimiez ou non, une chose est sûre : dans une matinale, la voix qui vous réveille finit toujours par peser sur ce que vous pensez à midi.

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